Anglais | Chinois | Coréen | Français | Allemand | Espagnol | Japonais | Russe | Ukrainien | Hébreu | Roumain | Bulgare | Slovaque | Tchèque | Indonésien | Vietnamien
Faites un don

Poussée dentaire tardive ?

Écrit par Cordis Nouvelles
28.03.2010
| A-/A+
  • bebe(攝影: / 大紀元)

Bien que cette dent soit temporaire, les scientifiques supposent qu'elle est indispensable à l'état général et au bien-être de l'enfant, et ils ont raison. Les résultats de l'étude s'inscrivent dans le cadre du projet EURO-BLCS (Biological, clinical and genetic markers of future risk of cardiovascular disease).

Le développement de dents brillantes et saines est un rite initiatique qui peut durer près de trois ans chez un petit enfant. Ce processus démarre dans la vie intra-utérine avec le développement des bourgeons dentaires, la future dent de lait. Les parents constateront l'apparition de la première dent – un signe tangible que leur bébé grandit – aux environs du sixième mois, période où le nourrisson commence à ingérer des aliments solides.

Chez certains bébés, les dents commencent à pousser dès l'âge de trois mois; chez d'autres, elles n'apparaîtront qu'à leur premier anniversaire. La question reste entière : l'apparition des premières dents se fait-elle subitement, comme les premiers pas de bébé? Déterminés à confirmer l'importance de l'environnement prénatal dans le développement dentaire, les chercheurs se sont penchés sur le rôle essentiel que joue l'expression des gènes.

L'équipe a procédé au scannage du code génétique intégral de 6000 volontaires en Finlande et au Royaume-Uni, qui participaient à deux études majeures dans leurs pays respectifs, le Northern Finland Birth Cohort et l'Avon Longitudinal Study on Parents and Children. En suivant de près les participants depuis le début de la grossesse de la mère jusqu'à l'âge adulte, ces études ont offert au professeur Marjo-Ritta Jarvelin de la faculté de santé publique de l'Imperial College London (ICL, Royaume-Uni) et à ses collègues un aperçu du développement dentaire.

Leurs résultats ont permis d'établir une liste de cinq variantes génétiques qui semblent contrôler l'apparition des premières dents chez les nourrissons. Les premières dents sont souvent les deux incisives de la mâchoire inférieure, que l'on appelle aussi incisives centrales inférieures. Ensuite, les dents poussent les unes après les autres; généralement, ce sont les deux incisives supérieures qui suivent, puis finalement les canines, les prémolaires et les molaires. Il est intéressant de constater que les cinq variantes génétiques, une fois déclenchées, sont également responsables du développement des dents définitives.

L'équipe de recherche du professeur Jarvelin s'est demandé si le nombre de dents à un an était également contrôlé par ces variantes génétiques. Bien que la question soit simple, la réponse, elle, ne l'est pas. Les dents ne sont généralement pas visibles avant la naissance. Leur formation débute au cours du développement in utero.

Alors que le visage du bébé se forme dans l'utérus, le développement des dents et du palais est étroitement contrôlé dans le temps et l'espace par l'expression génétique. Les anomalies associées peuvent causer un développement dentaire irrégulier, ou même empêcher certaines dents de pousser. Ainsi, les résultats de cette étude pourraient ouvrir la voie à de nouvelles méthodes permettant de lutter contre ces malformations.

Les chercheurs décrivaient dans leur article la raison pour laquelle les actions concertées de centaines de gènes sont nécessaires pour assurer le développement d'une dent; cependant, les premières dents pourvues de ces cinq variantes génétiques ont tendance à pousser plus tard. En outre, les bébés présentant une poussée dentaire tardive auront moins de dents à l'âge d'un an et auront besoin de traitements orthodontiques. Les implications de ces résultats surprenants vont au-delà du développement dentaire, expliquent les chercheurs.

Le plus étonnant est que ces cinq variantes sont impliquées dans le développement du crâne, des doigts et des orteils, mais également du cœur. Les gènes ont souvent plusieurs fonctions, et les scientifiques espèrent qu'une fois les résultats confirmés, leurs recherches permettront de déterminer quelles variantes génétiques augmentent le risque de développer un cancer ou des maladies graves plus tard.

© Communautés européennes, 1990-2010

Cordis.europa.eu

 

Plus de 204 718 434 personnes ont démissionné du PCC et de ses organisations.