Le gouvernement souhaite réduire de 6% les dépenses publiques d’ici à 2029 sans recourir à « la tronçonneuse », a annoncé mardi la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, évoquant notamment la lutte contre « la très grande dérive » des arrêts maladie.
« Nous voulons réduire de 6% notre dépense publique en cinq ans », a indiqué Mme de Montchalin lors d’une conférence de presse sur les finances publiques, auprès du Premier ministre François Bayrou. « Si nous étions un ménage, nous sommes en train de décrire une situation où on pourrait passer de 100 euros de dépenses à 94 euros de dépenses », a-t-elle illustré.
« Rester un pays puissant, un pays souverain »
« Le but, ce ne sont pas les finances publiques, le but, ce ne sont pas les chiffres, ce sont nos marges de manœuvre, notre capacité à rester un pays puissant, un pays souverain », a-t-elle insisté.
💬 »Nous sommes devenus parfois un État guichet »
Amélie de Montchalin, ministre des Comptes publics veut que l’État se « recentre sur sa capacité à planifier (…) plutôt que d’être dans les subventions automatiques, les chèques » pic.twitter.com/ddDcLAasxF
— BFMTV (@BFMTV) April 15, 2025
Parmi les pistes évoquées, la ministre a évoqué la fusion ou la suppression de certains opérateurs publics, une action contre « la très grande dérive » des arrêts maladie, la révision du mécanisme des achats publics afin de faire baisser les prix, ou « la gratuité qui déresponsabilise » en matière de services publics.

« C’est autour de ces principes que nous construirons le budget » pour 2026, a-t-elle poursuivi. « Avec cela, nous pouvons réduire la dépense, le faire sans tronçonneuse, sans serpette ou sans sécateur. »
Éviter une dette de « 100 milliards d’euros en 2029 »
Soulignant l’objectif de ramener le déficit public à 3% du PIB en 2029, le maximum autorisé par les règles de l’Union européenne, Amélie de Montchalin a précisé : « ce n’est pas le diktat de Bruxelles. Nous faisons cela pour nous, pour notre nation, pour notre indépendance, pour notre souveraineté, et nous le faisons surtout pour réussir puis faire décroître la part de la dette dans notre PIB. »
Cette dette pesait fin 2024 113% du produit intérieur brut, soit 3305,3 milliards d’euros. La charge de la dette, de 62 milliards d’euros cette année, est « partie presque inexorablement pour atteindre 100 milliards d’euros en 2029 », a alerté le Premier ministre François Bayrou.
Afin de préserver la compétitivité des entreprises, « nous ne souhaitons pas augmenter ni les impôts, ni les charges des entreprises », a pour sa part indiqué le ministre de l’Économie Éric Lombard.
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