Les grands-parents d’Émile Soleil, de même que l’oncle et la tante de l’enfant, sont ressortis libres et sans poursuites de leurs gardes à vue, dans la nuit de mercredi à jeudi. Celle-ci, bien qu’éprouvante pour les membres de la famille, a permis de mettre en lumière une hypothèse. Anne et Philippe Vedovini, les grands-parents du garçonnet, sont convaincus que leur petit-fils a été victime d’un accident de la route. Cette hypothèse a d’ailleurs toujours retenu l’attention des enquêteurs.
Après plusieurs mois d’investigations, notamment suite à la découverte d’ossements et de vêtements appartenant à Émile, il en est ressorti que le corps du petit garçon « ne s’est pas décomposé dans les vêtements retrouvés dans la forêt », a expliqué le procureur de la République Jean-Luc Blachon jeudi matin. De plus, des « stigmates anatomiques, évocateurs d’un traumatisme facial violent », ont été retrouvés sur son crâne. Les expertises introduisent donc « la probabilité d’intervention d’un tiers dans la disparition et la mort d’Émile Soleil », a ajouté le magistrat.
« Oui, mais le chemin, vous l’avez fait ? »
Pour le grand-père d’Émile et Me Isabelle Colombani, son avocate, la piste de l’accident de circulation est la plus plausible, comme cette dernière l’a expliqué à BFMTV ce vendredi 28 mars. Selon eux, celui-ci pourrait s’être produit au début du chemin appelé Ville-Vieille, situé à l’extérieur du hameau du Haut-Vernet, à proximité de la chapelle Saint-Pancrace. Plus loin sur ce même chemin, le crâne de l’enfant avait été retrouvé par une randonneuse il y a un an.
Les grands-parents d’Émile sont convaincus que si un accident a eu lieu à cet endroit – quelque peu éloigné du hameau – les habitants n’ont pas pu l’entendre. « Depuis le départ, je me suis orientée sur un accident avec un véhicule. Une personne qui panique, un corps qui est dissimulé… Les éléments qui ont été portés à notre connaissance par le procureur peuvent interroger », a signifié à nos confrères Me Colombani.
Cette dernière et son client se sont demandés si, lors des investigations, les enquêteurs avaient utilisé la technique du « Bluestar » partout, y compris sur ce chemin, celle-ci permettant de déterminer la présence d’éventuelles traces de sang. Les enquêteurs ont déjà utilisé ce procédé à divers endroits sur les routes du hameau, mais aussi le 13 mars dernier au soir sur un bac à fleurs se trouvant devant l’église Saint-Martin du Haut-Vernet, celui-ci ayant par la suite été saisi. « Oui, mais le chemin, vous l’avez fait ? » auraient questionné avec insistance mais en vain Me Colombani et son client.
L’hypothèse de l’« intervention d’un tiers » se dessine
D’autres éléments et précisions ont été apportés aux enquêteurs par ces derniers durant la garde à vue de Philippe Vedovini, a encore précisé son avocate, qui a préféré ne pas s’étendre sur le sujet par égard pour le secret de l’instruction.
De son côté, l’avocat de la grand-mère d’Émile, Me Julien Pinelli, a transmis un message à l’AFP indiquant qu’il est « parfaitement normal que les enquêteurs étudient toutes les hypothèses, afin de ne laisser aucune zone d’ombre ».
Quoi qu’il en soit, comme l’a assuré le procureur d’Aix-en-Provence, l’hypothèse de l’« intervention d’un tiers » se dessine dans cette affaire. Les interrogatoires menés auprès des quatre membres de la famille d’Émile, interrogés depuis ce mardi par les enquêteurs, ont permis de recueillir « beaucoup d’informations », et d’autres investigations « physiques, techniques et criminalistiques » vont venir compléter celles-ci, a indiqué une source proche de l’enquête à la chaîne d’information en continu. Tous ces éléments devront maintenant être étudiés pour permettre d’élucider ce mystère qui, depuis ce fatidique 8 juillet 2023, tient en haleine la France entière.
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