MONTPELLIER – Qui de mieux qu’une danseuse pour pouvoir apprécier à son juste titre le spectacle de danse classique chinoise Shen Yun ? Célia Gratias, danseuse et professeur de danse, partage ses impressions sur la représentation qu’elle a vue à Montpellier ce mercredi 26 mars en soirée.
En tant que danseuse de formation classique, Célia Gratias « a adoré » le spectacle Shen Yun. « J’ai beaucoup aimé le fait qu’il n’y ait pas que de la danse, mais qu’il y ait aussi bien du chant, qu’il y ait un orchestre. Pour moi, c’est indispensable », estime celle qui a fait partie des ballets des opéras de Metz, de Nice et de Rouen. Célia Gratias a depuis créé sa propre école de danse et de comédie musicale, transmettant sa passion à 160 élèves.
« Je n’ai pas vu le temps passer », remarque-t-elle, enthousiaste, en sortant du Corum de Montpellier après une représentation de deux heures.
La professeure de danse classique et jazz a estimé que les danseurs de Shen Yun avaient une « incroyable synchronisation ». « On sent qu’il y a du travail derrière. On sent que ce n’est pas la France… (rires) Simplement, c’est au millimètre près ! »
Selon elle, une certaine bienveillance se dégage des danseurs. « Je pense que pour arriver à cette qualité de symbiose et de synchronisation, il y a forcément de la bienveillance. » Elle a d’ailleurs apprécié le fait de ne pas retrouver chez Shen Yun la hiérarchisation des danseurs telle qu’elle l’a connue, avec la danseuse étoile qui prend toute la place, effaçant les autres danseuses. « Je trouve cela important. »
« C’est propre, c’est impeccable »
En résumé, en ce qui concerne le niveau des artistes en général, « il n’y a rien à dire, c’est propre, c’est impeccable. Les costumes sont jolis, il y a du spectaculaire ».
« J’ai adoré aussi le concept visuel qui était incroyable », a témoigné l’artiste en se référant aux projections digitales innovantes qui interagissent avec les actions des interprètes sur scène, une invention originale brevetée par Shen Yun. « Il y a un truc… On se dit mais comment font-ils pour disparaître et réapparaître ? Enfin, apparemment, ils ont déposé leur concept et c’est secret. »
Mme Gratias a trouvé cette scénographie « simplement très, très bien » parce que « cela donne une dimension, cela donne un relief aux danseurs, vu qu’il n’y a pas de décor. En fait, ce n’est qu’un vidéoprojecteur et du coup cela donne un relief beaucoup, beaucoup plus grand au fait qu’ils soient juste sur scène et sans décor. »
Pendant la représentation, un couple de présentateurs donne régulièrement des explications entre chaque scène afin de permettre au public de se situer dans l’histoire, de donner des explications culturelles ou encore sur l’histoire de Shen Yun, compagnie basée à New-York.
« J’ai trouvé que c’était chouette aussi d’avoir l’explication aussi bien en français qu’en anglais avec les petits mots chinois qui allaient, histoire de bien s’approprier » les scènes, a remarqué Célia Gratias.
La danseuse, qui est aussi passionnée de comédie musicale, a apprécié la musique. Dans chaque représentation de Shen Yun, un ensemble orchestral unique, le seul au monde à combiner de manière permanente des instruments classiques occidentaux et chinois, accompagne les danseurs. Un détail qui n’a pas échappé à la professeur de danse : « J’ai trouvé respectueux que l’on puisse voir le chef d’orchestre et même les musiciens, parce que souvent ils sont dans la fosse et on les oublie ».
Un autre aspect que l’on ne s’attend pas forcément à retrouver dans un spectacle de danse a bien plu à Célia Gratias. « Franchement, j’ai aimé l’humour. Ça c’était bien aussi que ce ne soit pas que de la technique, mais qu’il y ait aussi cette petite touche de rafraîchissement. »
Quant à la culture présentée sur scène, la culture authentique chinoise vieille de 5000 ans, la directrice d’école de danse trouve que « cela permet au monde entier de connaître un peu leur culture, leur façon d’être ». Elle a aussi remarqué que Shen Yun nous fait voyager principalement dans la Chine ancienne, de dynastie en dynastie, mais également un peu dans la Chine moderne.
« On a aussi bien une culture ancienne et une culture nouvelle. Ça, j’ai beaucoup aimé. Même quand ils étaient en mode Bombers, jeans, avec les bad boys, j’ai trouvé ça chouette qu’il n’y ait pas que la robe de soie et qu’il y ait un petit peu aussi le côté un peu West Side Story. J’ai trouvé ça sympa. »
Pour finir son inventaire de tous les différents aspects du spectacle de Shen Yun, Mme Gratias a parlé du lien avec le divin, présent dans tout ce que présente la compagnie dont le nom signifie « la beauté des êtres divins qui dansent ». « Il y a des petites phrases qui m’ont plu », telles que celle-ci : « Plus on a une paix intérieure, plus on a de la force qui émane de soi ».
« J’ai beaucoup aimé ces petites phrases qui sont lancées un petit peu au compte-gouttes et à prendre pour celui qui veut bien, celui ou celle qui veut bien entendre », a apprécié la danseuse classique. « Je me dis, tiens c’est pour moi ça ! » (rires)
Epoch Times est partenaire de Shen Yun Performing Arts. Nous avons couvert les réactions du public depuis la création de Shen Yun en 2006.