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Un publicitaire bolivien abandonne sa carrière prometteuse pour nourrir quotidiennement des chiens errants

mai 21, 2019 20:40, Last Updated: mai 22, 2019 9:57
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Fernando Kushner était publicitaire pour des marques de mode de luxe telles que Chanel et Bulgari. Aujourd’hui, il s’est débarrassé de sa mallette et vous le verrez vraisemblablement plus conduire son minibus dans les rues de La Paz. M. Kushner a pour mission de nourrir l’importante communauté de chiens errants dans la ville bolivienne.

« J’ai tout abandonné pour mes chiens », a confié M. Kushner à la BBC. « Amour, famille, carrière, tout. »

L’extraordinaire vocation ne s’est pas produite du jour au lendemain, mais a été provoquée en 2015 par une relation avec un chien errant, affectueusement appelé Choco. M. Kushner quittait un cours de yoga quand il a vu un chien affamé et a décidé de partager son sandwich avec lui. Le chien était doux, amical et reconnaissant. Ému, M. Kushner est revenu le lendemain pour le nourrir à nouveau.

Quatre ans plus tard, l’esprit généreux de M. Kushner a donné naissance à un projet, celui de nourrir les chiens errants de la ville par centaines.

Le Bolivian Express a rapporté qu’il y a actuellement 1,9 million de chiens dans les rues de Bolivie. « On estime que 42 % d’entre eux sont des animaux de compagnie abandonnés », peut-on y lire. Pour ce qui est de l’implication de la communauté dans la solution, « tout est une question d’éducation », a dit M. Kushner.

M. Kushner fait deux tournées par jour dans son minibus, déposant la nourriture aux mêmes endroits pour que les chiens sachent où aller. Mais le projet n’est pas le résultat d’une énorme collecte de fonds ou d’un sacrifice financier débilitant de la part de M. Kushner : la nourriture est donnée en grande partie par les restaurants locaux qui soutiennent l’initiative.

Habituellement, M. Kushner collecte 15 bacs de la taille d’une poubelle chaque jour. Chaque chien errant reçoit environ 1 kilogramme de poulet et d’os par jour. M. Kushner complète les dons avec l’argent de sa poche, pour une portion de 250 grammes de biscuits pour chiens par chien.

Selon la BBC, cela lui coûte environ 9 000 bolivianos (1 300 $ US) par mois.

M. Kushner a vraiment trouvé sa vocation. En plus de ses propres rondes, il est un bénévole régulier dans un certain nombre de refuges canins de La Paz. « J’ai pensé qu’il s’ennuierait après trois mois et qu’il abandonnerait », a admis sa mère, Lolita Kushner. « Mais chaque fois que je le vois, il semble plus préoccupé que jamais par les chiens. »

Cet amoureux des chiens travaille actuellement seul, mais il n’a pas exclu la possibilité de mettre sur pied une équipe qui nourrirait les chiens à l’avenir. Personnellement, il n’a pas non plus exclu une idylle, mais « il faudrait qu’elles aiment les animaux », a-t-il dit.

Les efforts caritatifs de M. Kushner se sont heurtés à l’opposition de certains habitants de La Paz. L’un d’eux, Raúl Alcázar, a suggéré que le fait de nourrir les animaux errants ne fait qu’exacerber le problème. « De cette façon, les chiens restent dans la rue », a-t-il dit. « Ne serait-il pas mieux de donner l’argent à un orphelinat ou une maison de retraite ? »

M. Kushner a répondu qu’il y a « des centaines d’organisations caritatives » qui s’occupent des êtres humains appauvris en Bolivie, mais peu se consacrent aux animaux sans abri. Cependant, il fait des progrès. Le slogan de marketing « Adoptez, n’achetez pas » de M. Kushner (avec un clin d’œil à son expérience professionnelle) a déjà convaincu une compagnie aérienne bolivienne privée, Amaszonas, d’aider la cause en transportant par avion les chiens entre les villes pour adoption. Et ils le font gratuitement.

M. Kushner tente également de collecter des fonds pour un sanctuaire pour les chiens errants âgés. Le sanctuaire proposé abriterait également une clinique et servirait de centre de stérilisation de proximité : l’objectif à long terme est d’aider à réduire le problème global des chiens errants de la ville. S’il y a moins de bouches affamées à nourrir, il y aura moins de travail pour tout le monde.

M. Kushner documente son initiative sur Facebook, mais il reste humble à chaque étape. « Je ne suis pas un politicien ou une vedette qu’il faut suivre », a-t-il dit au Bolivian Express.

« Je fais ce que je fais en toute transparence. »

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